Djazaïr 2003 à Rennes : l'année de quelle Algérie ?

Ceci est un article publié au sein du journal Particule, #17.

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Introduction

Initiées en 1985 avec l'année de l'Inde, une ou plusieurs « Saisons culturelles étrangères » sont accueillies sur le territoire français tous les ans depuis 1992. Mises en œuvre par l'Association française d'action artistique (AFAA), ces manifestations sont « consacrées chacune à un pays » auquel elles doivent permettre de « présenter, souvent pour la première fois à l'étranger,les différentes facettes de sa culture ». Il s'agit par là de « renforcer le dialogue avec un certain nombre de pays, en offrant à un public le plus large possible des manifestations d'excellence ».

Première édition d'une Saison algérienne, « Djazaïr 2003, une année de l'Algérie en France », a aussi été une première tentative d'organisation à échelle nationale. A Rennes, représentations théâtrales, concerts et spectacles de danse, expositions diverses (peinture, photo, littérature…), lectures et conférences, ont foisonné.

Fait notable cependant, les Algériens de Rennes, individuellement ou collectivement, ne semblent pas avoir organisé ou participé à la conception et à la mise en œuvre de projets, hormis l'association Rennes-Sétif, ex-Comité de jumelage de la ville.1)

Ce pays si proche et si présent dans la société française , ainsi que l'annonce le site officiel de l'Année de l'Algérie, a-t-il été, ou s'est-il tenu à l'écart ?

Pour une Année de l'Algérie, comment expliquer que les Algériens de Rennes soient pour ainsi dire invisibles ?

Paname, Paname, Paname...

Elue chargée de l'intégration et de l'égalité des droits à la ville de Rennes, Marie-Anne Chapdelaine rappelle que « dès lors que c'était une Saison culturelle, le cadre était déjà mis  » : à savoir que ce sont des instances parisiennes et gouvernementales, coordonnées par l'AFAA, qui se sont chargées du pilotage de l'opération2). En pratique, les villes qui ont accepté de s'y rallier ont reçu des missions, et ont présenté des projets au Commissariat franco-algérien situé à Paris. En concertation avec l'AFAA, celui-ci accorde ou non une « labellisation », c'est-à-dire une validation « Année de l'Algérie » qui permet de voir les projets figurer sur le programme officiel et d'obtenir des fonds pour les réaliser.

La labellisation étant donc accordée à un échelon national, reste à savoir à qui revient l'initiative des projets rennais.

Certains, itinérants, ont simplement été accueillis à Rennes : c'est le cas d'une exposition consacrée à Kateb Yacine, ou de la chorégraphie Paris Alger de Nacera Belaza.

Localement, dans le cadre du jumelage avec Sétif, la ville de Rennes s'est raccrochée à ce projet, via les services des Relations Internationales et de l'Action Culturelle. D'une part, elle s'est constituée partenaire officiel de la manifestation avec l'association Rennes-Sétif. « Quand on a une ville jumelée, on s'engage », affirme Marie-Françoise Kerroc'h, directrice des Relations Internationales. L'association Rennes-Sétif est en effet à l'origine de quasiment la moitié des manifestations rennaises. D'autre part, elle a lancé des appels à projets auprès des partenaires qu'elle subventionne et/ou gère en plus ou moins grande partie : les différentes Maisons des Jeunes et de la Culture de Rennes, le Théâtre National de Bretagne, le centre d'art La Criée, la Maison Internationale, le Triangle, le Musée de Bretagne, le Théâtre du vieux Saint-Étienne, le Centre chorégraphique ; côté festivals, les « Quartiers d'été » par exemple, ont accueilli un groupe sétifien dans leur programmation.

Au final, le Commissariat franco-algérien, à Paris, a tout validé. Il avait conseillé à la ville de demander une labellisation globale, plutôt que cas par cas, des projets qu'elle présentait. Autrement dit pour obtenir un maximum de fonds, résume Marie-Françoise Kerroc'h aux Relations Internationales, « il fallait faire partie d'un tout », reconnaissant au passage que la médiation municipale entre les porteurs de projets et le Commissariat général facilite la labellisation.

Pas sérieux s'abstenir ?

Encore faut-il pouvoir faire partie de ce tout. L'AFAA, explique-t-on à l'Action Culturelle, constitue en quelque sorte « la vitrine de la France à l'étranger », et sélectionne des projets répondant à des critères d'excellence professionnelle dans le secteur culturel. Ce qui a pour conséquence de mettre de côté beaucoup d'acteurs qui n'en maîtrisent pas les dispositifs : est labellisé ce qui fait preuve d'un savoir-faire expérimenté concernant la conduite de projets artistiques.

Sur ce point, si l'Association Culturelle des Berbères (ACBB)3) affirme ne pas disposer de « moyens comme ceux de la ville de Rennes », l'Association Solidarité Algérie (ASA 35) invoque quant à elle le fait que ses membres « ne connaissent pas les rouages, ne sont pas aguerris à la construction de projets ». Pour l'association de jumelage, l'Année de l'Algérie, rapporte sa présidente Claude Parizot, a commencé à se préparer en mai 2002, quand une délégation rennaise s'est rendue à l'Université de Sétif. L'association a alors pu rencontrer les artistes qui l'avaient auparavant sollicitée pour la Saison algérienne. « Quand on est revenu avec des choses qui étaient déjà bien cadrées, on connaissait tout le monde […], et eux nous connaissaient aussi ». Aux dires de notre interlocutrice pourtant, Rennes-Sétif ne partait a priori pas plus « aguerrie » à ce type de démarche : c'est contre toute attente, explique-t-elle, que l'association s'est « retrouvé[e] à la tête de tous [les] projets » qu'elle avait présentés ; en contrepartie de quoi elle a sollicité des aides financières auprès de la ville. Par ailleurs, la DAC (Direction de l'Action Culturelle) de Rennes affirme avoir pris des mesures pour que des personnes moins insérées dans les mécanismes du secteur culturel puissent néanmoins faire valoir d'éventuels projets concernant les Saisons étrangères.

Pourquoi dès lors la très forte présence de l'ex-Comité de jumelage ?

Du fait de la situation politique en Algérie dans les années 90, souvent dite des « années noires du terrorisme4) », le jumelage a vu son action mise en veille, et avait sans doute besoin d'être revigoré. Mais malgré les habitudes de travail communes de la municipalité et de l'association, le choix de ce partenariat peut poser question : le jumelage ne constitue-t-il pas un alibi, visant pour la municipalité à se mettre en valeur à travers une association dont elle tient, dans les faits, les rênes ? Claude Parizot avoue d'ailleurs ne pas faire de différence foncière entre « comité » et « association » de jumelage, bien qu'elle ajoute considérer la seconde pourvue d'un peu plus d'autonomie.

Pour le porte-parole de l'Association Culturelle des Berbères, un partenariat de ce type aurait difficilement pu se nouer avec des structures indépendantes, car l'apport de subventions a généralement un impact sur « qui décide de qui fait quoi et comment ». Point de vue appuyé, à l'ASA 35, par Chérif Naït Abdallah, pour qui le grief est le suivant : plusieurs organisations ou structures françaises à Rennes ont conçu des projets sans pour autant y faire intervenir des associations algériennes ou franco-algériennes, et quand celles-ci ont été sollicitées, ce n'est qu'une fois le tout bien ficelé et qu'il n'est plus resté qu'à faire du thé et des gâteaux, comme une organisation rennaise l'a demandé à l'ASA 35. « C'est une espèce de condescendance. Ce type de discours commence à agacer », exprime Chérif Naït Abdallah. Tout appel à contribution apparaît alors comme une démarche formelle de mise en relation avec des Algériens, pour « faire Algérie » ; l'essentiel étant de ne pas lâcher prise sur l'événement.

Tentant de rectifier ce point de vue, la Direction des Relations Internationales et celle de l'Action Culturelle nous l'ont pourtant confirmé, non sans soulever une ambiguïté quant à la définition du « culturel » sur laquelle la manifestation s'est construite. Ces interlocuteurs ont pris part à la manifestation ; non pas, en effet, en organisant des spectacles : étant « plutôt dans l'humanitaire, les débats politiques », nous affirme-t-on, ils seraient de ce fait moins concernés par ce type de manifestation. Mais leur présence assidue « à tous les spectacles en tant que spectateurs » montre que, d'une « autre façon », ils y ont participé !

Le culturel est-il une chasse gardée par ses professionnels ?

Le spectacle culturel ?

La définition du culturel reste en effet posée : « Souvent, ce qui intéresse pas mal d'associations […] c'est davantage le côté festif […]. La culture, je ne sais pas s'il y en a vraiment beaucoup qui s'y intéressent », s'interroge Khaled Drider, porte-parole de l'ACBB, pour qui la culture est souvent résumée à ce qu'elle permet de convivialité entre les personnes. Sans doute, le cadre très officiel et manifestement élitiste dans lequel l'Année de l'Algérie s'est déroulée n'a pas été sans incidence : les personnes d'origine algérienne à Rennes ne se sont peut-être pas reconnues dans ce qui s'est proposé. « Il y a eu des spectacles de qualité », exprime Chérif Naït Abdallah, mais ajoute-t-il, « l'objectif de mieux faire connaître l'Algérie, c'est loupé ». Ce que regrette M.-A. Chapdelaine, qui aurait souhaité qu'on puisse à cette occasion «  montrer aussi la richesse du multiculturel rennais » telle qu'elle existe déjà, dans les quartiers par exemple, où les collaborations interculturelles relèvent de quelque chose de plus ordinaire, sans pour autant se réduire à une participation-spectacle. Jean-Luc Dussort, responsable de l'interculturel à la MJC Bréquigny, explique que cette mission consiste à préparer des projets qui concernent des communautés étrangères, en faisant directement appel aux habitants du quartier qui pourraient être originaires des pays ou des régions mis à l'honneur. Ce qui n'est de toute évidence pas le cas pour l'Année de l'Algérie rennaise.

Débat : pour le calendrier, on garde les chiffres arabes...

« Je n'enlève pas nos responsabilités », assume M.-A Chapdelaine. Mais, nuance-t-elle, la coïncidence de l'organisation de la saison algérienne avec les catastrophes que le pays était en train d'affronter sur place (tremblements de terre, après les inondations), au début de 2003, n'est pas à oublier : beaucoup des Algériens de Rennes, explique-t-elle, ont davantage investi leur disponibilité dans l'opération de soutien organisée par la ville5), qui avait cependant, au cours des réunions du collectif alors créé, aussi fait des propositions concernant la Saison algérienne.

Par ailleurs, il a été possible pour les personnes qui s'y sont intéressées, de se rallier aux différents projets. Les acteurs officiels du culturel rennais en ont certainement gardé l'administration, mais n'ont pas pour autant fermé leur portes. L'association Rennes-Sétif a d'ailleurs vu son nombre d'adhérents augmenter avec les réalisations faites dans le cadre de la Saison algérienne, et les associations ayant répondu à l'appel de la municipalité, comme La Paillette, sont loin d'être «  franco-françaises ». « Il y a des gens qui ont cette volonté culturelle, souligne Mme Chapdelaine, mais ils l'ont fait jouer ailleurs que dans “ l'Année ”, que dans les associations “ patriotes ” ». Autrement dit, chercher la participation des Algériens en tant que groupe constitué, dans le seul cadre des associations se définissant explicitement comme algériennes ou à composante algérienne, relève peut-être d'un préjugé communautariste : les personnes issues de l'Algérie ne s'y reconnaissent pas forcément davantage que dans la culture telle qu'elle a été représentée au cours de la Saison algérienne.

Un manque de participation des Algériens de Rennes qui, bien que manifeste, paraît aussi devoir être relativisé : si l'organisation n'a pas directement encouragé la population algérienne rennaise à se mobiliser, celle-ci n'a pas forcément pu ou cherché à s'y associer.

L'abstraction culturelle

Outre un probable sentiment d'éloignement dû au cadre de relations publiques dans lequel la manifestation a pris place, et un certain manque de disponibilité, des réticences politiques très fortes, assez peu apparentes pourtant, ont joué un rôle considérable : il n'a pas non plus été facile, pour ceux qui s'en sont occupés à Rennes, d'essayer d'associer les Algériens à l'organisation.

À nouveau, problème de définition : l'Année de l'Algérie, manifestation culturelle. « Plusieurs manifestations littéraires sont prévues, ainsi que des expositions de peinture et d'arts plastiques. […] Mais plusieurs manifestations à caractère scientifique et sociétal seront également organisées6) ». À Rennes, le contrat semble avoir été bien rempli, puisque ces trois domaines, «  culturel » (artistique), «  scientifique » et «  sociétal », ont été représentés7). Mais, interroge Khaled Drider, de l'Association des Berbères, « est-ce qu'une culture peut s'exprimer comme ça, dans l'absolu, sans [son] environnement ? » On a en effet abouti à une apparente dépolitisation du débat, sur un fond pourtant très politique, lui, de censure, et directement lié au cadre officiel dans lequel la Saison algérienne prend racine. « Le sceau de cette opération […] même si ça n'apparaît pas, est un sceau politique », affirme encore Khaled Drider. Explication : d'un côté, le pouvoir algérien n'aide pas la culture sur place, en Algérie, mais débloque des fonds pour cette opération, et permet que le culturel qu'il n'autorise pas chez lui soit représenté ailleurs. « Je ne vois pas comment peut s'exprimer la culture algérienne, librement, sachant qu'il n'y a pas de liberté autour […]. Dès lors qu'on touche au pouvoir ou aux pouvoirs, on est tout de suite menacé ». De l'autre, puisque la programmation de la Saison algérienne en France est co-établie par deux commissariats d'origine étatique, le gouvernement français, en fermant les yeux, cautionne donc des pratiques de censure, ce qu'il a confirmé par sa décision de ne rien organiser avec les Kabyles et les Berbères, afin de ménager les susceptibilités de son partenaire outre-Méditerranée8). Autrement dit, ce qui a été représenté ne l'a été que par une sélection préalable, dont on peut déduire que les termes sont plutôt ceux d'un droit de cité que d'une exigence à proprement parler professionnelle et artistique. Sur fond d'accord entre les deux gouvernements, les réalités de la politique culturelle en Algérie comme celles de la Saison algérienne se trouvent évacuées du propos.

«  Culturel » sous-entendrait-il surtout que ça n'est, ou ne veut pas être politique ?

Pourtant, la Ville de Rennes a tenté de contourner ces difficultés : lorsque la MJC Bréquigny a présenté un projet associant les Berbères, le maire, malgré les consignes nationales, a insisté pour que ce projet se fasse, « pour que les Berbères aient leur place, en tous cas à Rennes », informe Jean-Luc Dussort. Pourquoi dans ces conditions, ne pas profiter de l'occasion pour faire apparaître à quelles relations diplomatiques sont liées les contradictions de la politique culturelle de la Saison algérienne? S'il concède que le combat ne doit pas s'arrêter, Khaled Drider, à l'ACBB, émet cependant des réserves quant à la possibilité, dans le cadre d'une Saison étrangère, de répondre à ces exigences : « les soutiens médiatiques sont là […], et ils soutiennent le Président en place - le même Président qui réprime une jeunesse. » C'est en quoi pour beaucoup, cette Saison étrangère ressemble davantage à une opération de battage publicitaire, de « marketing », qu'au soutien à la culture algérienne qu'elle se proposait, entre autres, d'être. À l'ASA 35 comme à l'ACBB, nos interlocuteurs sont d'accord : étant données la proximité des relations et l'histoire commune des deux pays, rien n'obligeait à attendre une Année de l'Algérie pour évoquer ces difficultés. Les différentes associations de Berbères en France ont pour ces raisons officiellement pris position contre la manifestation, et l'ACBB a finalement décidé, par solidarité avec le mouvement national et avec la Kabylie, de ne pas prendre part au projet de la MJC Bréquigny pour lequel elle avait d'abord donné un accord de principe9).

Le débat a pourtant eu lieu, affirme Jack Maignan, de l'Action Culturelle ; notamment, dit-il, lors d'une exposition qui s'est tenue à la Criée. « Projet exemplaire » selon notre interlocuteur : les œuvres de trois étudiants plasticiens de l'École Supérieure des Beaux-Arts d'Alger (accueillis en résidence pendant plus d'un mois) ont très fortement exprimé la fermeture du pays sur lui-même pendant les années noires du terrorisme. Mais comme par devoir de distance, ce sont les projets artistiques nous dit-on, plus que des discussions organisées, qui ont porté le débat, au risque sinon de rentrer dans « de la passion », contraire à « l'esprit de la manifestation. » L'un des objectifs de l'année de l'Algérie était aussi, en effet, d'essayer de montrer un visage autre que celui des armes. Bref, de dire que «  la culture algérienne », n'est pas que ce à quoi elle est souvent, vue d'ici, réduite. Mais à l'ASA 35, on estime que, si noble que soit cet objectif, « on a voulu faire une espèce de truc superficiel […] mais sans aller au fond ». Jean-Luc Dussort confirme sur ce point : l'Année de l'Algérie n'a pas eu le retentissement qu'elle aurait dû avoir, essentiellement parce que les directives au niveau national étaient très restrictives. Lors d'« Expressions d'Algérie », une première manifestation consacrée à ce pays en 2001, le débat avait porté beaucoup plus en profondeur ; l'initiative, associative10), était moins pilotée, même si la ville de Rennes s'y est beaucoup intéressée : « On avait toute latitude pour traiter ce qu'on voulait. Ça a par moments été très tendu, mais […] c'était important ».

La dépolitisation qui fait perdre - ou prendre - son sens à la manifestation, montre que « les relations algéro-françaises, ou franco-algériennes, [mettront] encore beaucoup de temps à être démythifiées, dépassionnées, décomplexées », nous a-t-on finalement répondu à l'ACBB. Dans un cadre de relations officielles, élitiste et politiquement aseptisé, ce sont peut-être, moins que son organisation, les principes sous-tendant la Saison algérienne qui sont à prendre en considération. De là à penser que des critères de sélection techniques et professionnalistes détournent le débat de ce qui peut véritablement poser question… L'opposition principale à l'année de l'Algérie consiste de fait à interroger la légitimité de la célébration d'un État dont n'est pas évoquée, ou de façon surfaite, la violation des droits fondamentaux. « On ne peut pas dissocier la culture tout court de ce qui se passe autour, de toute la politique globale, de toute la politique culturelle », réaffirme Khaled Drider. Une conclusion qui pourrait peut être servir d'introduction au relais 2004 de l'Algérie par la Chine …

Marie Lemarchand

Dessins : Sandrine Lehagre et Marc Blanchard.

Encadrés

Comment ça marche ?

L’organisation d’une Saison étrangère est une décision prise par les deux pays, d’accueil et d’origine. Officiellement, c’est à la suite d’une rencontre en 2000 des deux présidents français et algérien, qu’a été décidée la mise sur pied d’une année de l’Algérie. Chaque pays est représenté par un Commissariat, c’est-à-dire un groupe d’administrateurs, dit “général”, et d’origine étatique. En France, quel que soit le pays mis à l’honneur, ce Commissariat fait intervenir le Ministère des Affaires étrangères, et le Ministère de la Culture et de la Communication, en relation étroite avec l’Association Française d’Action Artistique (AFAA). En Algérie, ce Commissariat a été nommé sur décret présidentiel.

Pour plus de détails, voir le site officiel de l’Année de l’Algérie.

Principales manifestations officielles rennaises (liste non exhaustive)

Expositions :

  • Photographie : D'Alger à Constantine de Mostefa Dib, à la Maison Internationale de Rennes (MIR)
  • Céramique, poterie, vêtements traditionnels de Sétif et de sa région lors de la Foire Internationale de Rennes
  • Peinture : oeuvres d'Abdellah Ghedjati, à la MIR
  • Exposition littéraire : « Kateb Yacine, un poète et trois langues », à la MJC Bréquigny
  • Archéologie : « L'Algérie antique : le site de Djemila » et conférence par la conservatrice du musée archéologique de Sétif, au Musée de Bretagne
  • Arts plastiques : « Ouvertures algériennes », à La Criée

Littérature :

  • Dans le cadre de « Lire en Fête » : animations diverses autour de l'Algérie, dans les bibliothèques municipales, centrale et de quartier
  • Écritures et lectures d'Algérie, rencontre entre éditeurs et auteurs algériens, au café Le Knock

Musique :

  • Karim Ziad, à la MJC Bréquigny
  • Zindji, groupe de musique arabo-andalouse, lors du Festival « Quartiers d'été », au Parc des Gayeulles.
  • Macam, au Conservatoire National de Région

Danse :

  • Paris-Alger, de Nacera Belaza, au Triangle

Théâtre :

  • L'Enjeu, par Les Compagnons de Nedjma, Théâtre du Vieux Saint Etienne
  • Les portes de Constantine, par la Compagnie Deshaires, MJC Bréquigny
  • Dans le cadre du Festival « Mettre en scène » : représentation de théâtre-danse
1) Depuis 1982, Rennes est jumelée avec la ville algérienne de Sétif. Un Comité de jumelage s'est crée en 1986, qui en 1998, est devenu une association (souvent dite « de jumelage ».)
2) Comme l'indique le site officiel de la Saison algérienne. Voir Encadré « Comment ça marche ».
3) ACBB : Association Culturelle Berbère Bretonne
4) Années pendant lesquelles intellectuels et artistes sont devenus la cible plus particulière des attentats qui continuaient par ailleurs de sévir dans le reste de la population.
5) Au moment des tremblements de terre en Algérie, début 2003, un collectif « Urgence Algérie » coordonné par la ville de Rennes s'est créé, dans un projet commun de solidarité et d'aide aux Algériens sinistrés. Ce collectif a réuni de nombreuses associations et institutions (DRI, ASA 35, UAIR , Croix Rouge, ACBB, Secours populaire…).
6) Compte-rendu des propos de Françoise Allaire, Commissaire Générale pour la France, lors de la réunion du Groupe-Pays Algérie de Cité Unies France, le 8 novembre 2002. Cité Unies France se définit comme « association de collectivités locales françaises […] engagées dans des partenariats, des coopérations décentralisées et des jumelages ». Pour plus de renseignements : htpp://www.cites-unies-france.org.
7) voir l'encadré sur la liste des principales manifestations rennaises officielles.
8) Un Mouvement Culturel Berbère existe depuis les années 1980 en Kabylie, qui est réprimé depuis ses débuts pour ses revendications identitaires, et plus largement démocratiques.
9) La MJC Bréquigny et Maison des Squares, en collaboration avec l'ACBB, avaient prévu divers ateliers autour de contes kabyles, de danse orientale, de calligraphie et de cuisine algérienne.
10) La manifestation a été organisée par les quatre MJC de Rennes.
particule/archives/17/djazair_2003_a_rennes.txt · Dernière modification: 2008/09/07 23:54 par admin
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